30 mars 2009

La participation aux Européennes : la position de l'Alliance

-Parce qu'un parti politique se doit de donner aux électeurs la possibilité d’exprimer leur choix pour la mise en oeuvre d’une politique écologique. Les actions associatives n’engagent pas les politiciens qui nous gouvernent. Les pourcentages électoraux les touchent beaucoup plus que des manifestations locales et épisodiques.

-Parce qu’il est invraisemblable que ceux qui ont conduit la société à la crise du capitalisme (après celle du communisme en 1999)  se posent en sauveurs de la société  alors qu’ils ne font que défendre une caste restreinte de prédateurs  n’ayant rien à envier à l’oligarchie russe actuelle. 

-parce que l’échelon européen est le bon niveau pour développer une écologie efficace à l’échelle mondiale. Non seulement le message écologique porté par l’Europe à plus de poids vis-à-vis des autres puissances mais le parlement européen est beaucoup plus sensible à l’avenir du Monde que les dirigeants des pays constituant lesquels ne sont vraiment intéressés que par leur propre avenir politique (en fait leur réélection).

C’est pourquoi les dirigeants français (comme les autres d’ailleurs) s’attribuent les mesures populaires prises par Bruxelles et rejettent sur « l’Union Européenne » celles qui sont impopulaires mais pourtant nécessaires.

Il faut donc une Europe forte, cohérente sur le plan politique, unifiée sur le plan militaire, moderne sur le plan écologique et scientifique et cependant très diverse sur le plan sociétal. C’est-à-dire respectant les coutumes et les modes de vie des différents peuples qui constituent cette union européenne. Une recomposition de l’Europe sur la base des affinités des peuples se fera naturellement quand les obstacles historiques s’effaceront d’eux-mêmes et que les mythes des « plan B » auront vécu. L’écologie a besoin des « États-Unis d’Europe » c’est pourquoi les écologistes ne peuvent faire l’impasse sur ces élections capitales pour chacun.

L’Europe aura à prendre en compte une crise écologique systématiquement sous-évaluée. Certes on parle de réchauffement climatique mais les horizons temporels sur lesquels on raisonne (2100) sont trop éloignés pour véritablement alarmer l’opinion publique. Le problème de l’alimentation n’est pas résolu (la production céréalière mondiale en 2009 sera inférieure au niveau de 2008) et pour la première fois depuis bien longtemps, l'espérance de vie des Français ne progresse plus (Bilan démographique 2008 : plus d'enfants de plus en plus tard, Insee Première n°1220, janvier 2009). Cette gravité de notre situation oblige les écologistes à saisir les élections européennes pour simplement remettre les choses à leur place : malgré l’avalanche des discours pseudo-écologistes des responsables de Gauche et de Droite, l’espèce humaine continue d’aller à sa perte.

Posté par janodila à 17:15 - - Permalien [#]