30 mars 2009

Précisions sur les positions de l'alliance

La crise économique et sociale pourrait nous faire oublier qu’il en existe une autre bien plus grave mettant en péril les espèces vivantes de notre planète. Les ressources fossiles fondent comme la banquise sous l’élévation des températures. Il est temps de prendre ce problème à bras le corps !

Plus que jamais l’écologie doit être au centre de la politique et les choix économiques et sociaux doivent en tenir compte. Plus que jamais nous avons une légitimité ! Nous proposons un modèle différent des autres partis, un projet basé sur une Economie d’équilibre pour une Europe Indépendante et démocratique plaçant l’humain au centre des décisions.

L’Agence Européenne pour l’Environnement mentionne que pour 80 % des points environnementaux il n’y a pas d’amélioration mais plutôt aggravation (cf. la publication « les signaux de l’AEE »). Le ratio quantité d’énergie consommée/ richesse produite diminue et cela pourrait accréditer l’idée que la technologie est en train de résoudre à elle seule les problèmes environnementaux. Mais en réalité il est trompeur (forte augmentation du PIB qui masque l’évolution tout de même significative de la quantité d’énergie consommée). Ce qui importe c’est la quantité en valeur absolue qui sous le double effet de l’augmentation du niveau de vie et de la population continue à croître considérablement.

Au delà de l’énergie, d’autres indicateurs sont orientés de manière négative : la biodiversité : on constate une baisse importante de la disparition des espèces (1/3 sur 20 ans) une cannibalisation des espèces agricoles et naturels par les espaces artificialisés (tous les 10 ans nous perdons l’équivalent d’un département en construction), une explosion des quantités de déchets et une utilisation excessive de pesticides.

L’Europe que nous proposons choisit la qualité de vie et l’élévation du niveau de culture générale à la course en avant en matière de population, de « bétonisation » et de dépenses énergétiques.

Nous avons à travailler sur la stabilisation de la population (on ne peut pas imaginer comment vivre avec 9 milliards de terriens d’ici 2050 !) par des mécanismes de régulation (qui passent en Europe par la révision des mesures incitatives aux naissances et par la limitation des flux migratoires). Il faut favoriser les emplois des seniors, prolonger la durée du travail et éduquer les populations. Nous ne devons pas faire des enfants pour payer nos retraites !

Nous devons préparer l’après pétrole : faire en sorte que les décisions de diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre (facteur 4) se généralisent à d’autres problématiques environnementales (déchets/ perte de zones agricoles et naturelles/polluants…)

A ce jour la politique agricole communautaire est basée sur l’exportation (aides) et représente près de la moitié du budget européen. Cette politique est en défaveur de la protection de la petite agriculture.

Nous proposons l’ecoconditionalité et l’autosuffisance alimentaire elle passe par l’élaboration d’un cahier des charges concernant l’utilisation de produits phytosanitaires, le bilan azote, la maltraitance des animaux…) Il faut travailler sur la stabilisation des cours des matières premières au niveau mondial, intervenir sur les marchés pour garantir des prix stables aux pays en voie de développement dépendants de l’exportation d’un ou plusieurs produits agricoles. Pour ce faire, il faut créer des offices européens des produits en question et assurer un soutien des circuits courts pour nos productions européennes (favoriser la production sur place). L’autosuffisance alimentaire des grandes métropoles européennes (de 4% aujourd’hui) doit atteindre au moins 30 % à l’horizon 2020.

Ecoconditionalité :

Cela ne peut se faire sans le couplage de cette politique agricole avec une politique d’aménagement territorial préservant les terres agricoles autour des métropoles, avec la mise en place de ceintures « vertes » dédiées à l’agriculture de proximité (une directive sur ce sujet s’impose)

Question transports, il faut parier sur le développement du télétravail,

Services publics

 : il faut mettre fin aux monopoles nationaux (ex : électricité et transports verrouillés par EDF et SNCF) et ouvrir le marché des services publics à la concurrence, décentralisation des services publics à la française.

Rôle de la banque centrale européenne :

Pour le moment, cette ouverture aux préoccupations sociales est très difficile. On voit d’ailleurs les difficultés à impulser une relance à l’échelle européenne à travers la quasi-impossibilité à coordonner les politiques économiques des Etats de l’Union

Or, la crise à fait sauter des verrous : l’Europe s’endette (création monétaire) et le pacte de stabilité n’est plus une obligation, la relance économique étant prioritaire !

On risque réellement d’assister à l’implosion de l’Union si on n’y prend pas garde. Il est donc vital d’harmoniser les législations fiscales et sociales dans l’Union si on veut éviter que les milliards injectés dans l’économie européenne ne profitent qu’aux Etats pratiquant le dumping fiscal, social et environnemental. Pour cela , il faut introduire dans un premier temps uniquement sur la base du volontariat un socle social et fiscal européen qui dans le temps devra être adopté par les 27 sous peine pour les récalcitrants de perdre une partie de leur pouvoir politique au niveau du Conseil, de la Commission et du Parlement.

Pour résumé, l’ ECONOMIE D’EQULIBRE doit se configurer autour du facteur 4 généralisé, d’une harmonisation des législations fiscale et sociale (lancement d’une initiative franco allemande sur la base des procédures de coopérations approfondies + période transitoire pour certains pays refusant le droit commun budgétaire et fiscal), la réforme de la PAC et l’incitation au télétravail + aides à la personne

POUR UNE EUROPE INDEPENDANTE

POUR UNE EUROPE DEMOCRATE,

- l’élection d’un président de l’Union au suffrage universel et la responsabilisation de la commission directement devant le parlement.

- la possibilité pour chaque européen de saisir de saisir directement la cour de justice

- un salaire minimum sur les pays « d’origine »

 

nous proposons :
en matière de diplomatie et de défense commune : établir le droit pour les voisins proches (Russie et pays méditerranéens) de bénéficier de coopérations avec des accords de libre échanges avec l’Europe (fonds spécifiques dédiés).

elle se caractérise par son indépendance et ses objectifs qui sont d’assurer une compétitivité extérieure et de respecter le pacte de stabilité. Il faut qu’elle intègre des objectifs sociaux. Nous proposons l’ouverture du conseil d’administration de la banque centrale européenne à des politiques désignés par la chambre européenne (et non par la commission) à des représentants d’Etats et des membres de la société civile.
favorisant la diminution des déplacements pendulaires autour des grandes agglomérations en exportant la quantité de travail télé-organisable dans les espaces à faible densité de population. Il faut recréer dans ces espaces des communautés de vie dotées de toutes les fonctionnalités urbaines de manière à fixer autour de cette télé-activité des populations.

Posté par janodila à 20:34 - - Permalien [#]