10 octobre 2009

Les régionales : nécessité de l'engagement

Pourquoi participer aux élections régionales ?

L’Agence Régionale de l’Environnement comme les différents observatoires mis en place au fil des années nous le confirment : la situation environnementale de la région n’est guère brillante et s’aggrave avec le temps :

- nous sommes dorénavant la région connaissant les alertes à la pollution de l’air les plus fréquentes (durant l’été 2009 nous avons connu un nombre d’épisodes polluants plus élevé que pour la région parisienne) avec des conséquences qui même si elles restent difficiles à évaluer se déclineront en sur- mortalité notamment chez les personnes âgées

- nous continuons à produire plus de déchets ménagers que la moyenne nationale (503 kg/h/an en 2006 contre 482 au plan national) avec un taux de réutilisation des matériaux dérisoire (Source : CNIID 2007)

- nous consommons de plus en plus d’énergie et aggravons notre dépendance vis à vis de nos approvisionnements extérieurs (10, 85 % d’auto- suffisance énergétique en 2002, 9.6 en 2007) tout en cantonnant l’énergie solaire dans un ghetto complètement marginal (1 % de la production d’énergie primaire régionale en 2004, 1.2 % en 2007) (Source : Observatoire Régional de l’Energie)

- à travers nos modes de transport nous consommons de plus en plus de carburant et émettons donc davantage de gaz à effet de serre (11.81 millions de tonnes émises en 2002, 12 en 2007) (Source : Observatoire Régional de l’Energie)

Au delà ,  d’autres indicateurs sont orientés de manière négative : la biodiversité : de nombreuses espèces végétales et animales continuent à être menacées mais surtout on assiste à une cannibalisation des espaces agricoles et naturels par les espaces artificialisés (entre 2000 et 2006 les communes littorales de notre région ont accru leurs espaces artificialisés de 1.07 % et perdu 0.53 % de leurs espaces agricoles et 0.35 % de leurs espaces forestiers et semi-naturels alors que nous avons un espace en moyenne 5 fois plus urbanisé que la moyenne française).( Source : Corine Land Cover 2007) .

Enfin, le pire est devant nous : si nous prolongeons les tendances actuelles on risque d’atteindre une densité de population de 400 habitants par kilomètre carré dans les zones littorales et rétro-littorales et la concentration comme le prévoit l’INSEE de 14 % de la population française dans les régions de la façade méditerranéenne à l’horizon 2030 !

Posté par alrac06 à 19:19 - - Permalien [#]