10 octobre 2009

Le programme

Nous proposons l’éco-conditionnalité et l’autosuffisance alimentaire

Eco- conditionnalité : cela passe par la définition de cahiers des charges pour les appels d’offres régionaux intégrant les concepts de réutilisation des produits,  une moindre empreinte écologique et un soutien aux circuits courts de commercialisation pour nos productions régionales (favoriser la production sur place).

L’autosuffisance alimentaire  des grandes métropoles de la région, de 3 % aujourd’hui, doit atteindre au moins 30 % à l’horizon 2020. Cela ne peut se faire sans  le couplage de cette politique agricole avec une politique d’aménagement territorial préservant les terres agricoles autour des métropoles,  avec la mise en place de ceintures « vertes » dédiées à l’agriculture de proximité. Pour atteindre cet objectif, l’incantation à la maîtrise foncière, vade mecum de toutes les politiques de protection depuis des décennies, doit être relativisée. Il faut explorer les possibilités offertes par l’utilisation des droits de propriété, notamment l’indemnisation des servitudes d’environnement au bénéfice des propriétaires de terrain qui ne cèdent pas aux sirènes de la spéculation immobilière. De la même manière on peut imaginer ramener au taux minimum la fiscalité régionale sur les terrains agricoles.

Il faut également parier sur le développement du télétravail, favorisant la diminution des déplacements pendulaires autour des grandes agglomérations en exportant la quantité de travail télé-organisable dans les espaces à faible densité de population. Il faut recréer dans ces espaces des communautés de vie dotées de toutes les fonctionnalités urbaines de manière à fixer autour de cette télé-activité des populations. Dans notre région l’arrière-pays des Alpes Maritimes, les Alpes de Haute Provence et les Hautes Alpes constituent un terrain d’expérimentation idéal.

La Région

doit favoriser l’implantation d’entreprises dans ces futures zones de télé-activité par des  incitations financières.

Pour faire vivre ces objectifs au niveau du terrain une catégorie d’acteurs a un rôle particulier à jouer : les Parcs Naturels Régionaux. Au delà de la charte et du réseau qui tentent d’homogénéiser leurs modes d’intervention ils doivent devenir des acteurs de premier plan dans l’élaboration des documents d’urbanisme des communes (ou des inter- communalités) qui les composent.

La Région

devra moduler ses aides en fonction de la bonne volonté de ces dernières vis à vis des Parcs

Sur l’espace littoral, l’absence d’appropriation réelle du domaine public maritime dès qu’on quitte le rivage est à l’origine de nombreux conflits entre différents usagers (plaisanciers, aquaculteurs, pêcheurs etc.…).

La Région

doit favoriser la naissance d’un cadastre marin qui délimitera en mer également des droits de propriété. C’est la condition indispensable pour qu’à l’image de ce qui s’est passé sur terre des titulaires de droits s’emparent de la gestion de cet espace.

En matière de déchets, l’accent doit être mis sur la réduction à la source. Pour cela, les communes ou les inter- communalités doivent  jouer le jeu de la réduction à la source et de la réutilisation des produits en substituant à la taxe forfaitaire actuelle une redevance acquittée par les usagers au prorata du volume de déchets produits.

La Région

doit favoriser et accompagner ce processus en conditionnant ses aides à la collecte et au traitement à des avancées des acteurs communaux et/ ou inter- communaux dans cette direction. Bien évidemment, dans un exécutif régional qui compterait des écologistes indépendants il n’y aurait aucune ouverture de nouvelles unités de traitement (en dehors d’un centre de stockage temporaire pour les Bouches du Rhône). L’accent en matière de traitement serait mis sur des unités favorisant le compostage, la méthanisation et la réutilisation.  Deux études seront lancées visant à étudier la faisabilité de la consigne pour la réutilisation des bouteilles et l’instauration d’un label dissuasif sur les produits à usage unique.

En matière de transports, la négligence de

la SNCF

vis à vis de la gestion des TER et la priorité absolue donnée au TGV doivent être sanctionnées. D’une part, nous remettons en question le choix opéré par la classe politique régionale en faveur du TGV. D’autre part, nous pensons qu’il est grand temps de sortir la gestion des TER du giron de

la SNCF. Nous

proposons donc d’ouvrir la gestion de quelques lignes à d’autres opérateurs que

la SNCF

à titre expérimental et si l’essai s’avère concluant de confier l’exploitation du réseau régional à un autre opérateur (régie, société d’économie mixte, partenariat public-prive etc. …..).

Sur le plan énergétique,

la Région

incitera les communes et les inter- communalités à créer leurs propres structures de production électrique via des régies et / ou des sociétés d’économie mixte. D’autres opérateurs qu’EDF seront incités à intervenir dans ces montages et à s’approvisionner sur le marché régional. Logiquement, aucune ligne THT ne sera construite avec le soutien de

la Région.

 

En matière de santé, l’Observatoire Régional de

la Santé

se verra confier des tâches d’évaluation sanitaire des campagnes de vaccination et des essais cliniques seront financés pour tester les pratiques médicales non allopathiques.

Pour la protection animale, une aide conséquente sera apportée aux refuges qui accueillent les chiens et les chats abandonnés. Tout soutien aux spectacles dégradant pour la dignité de l’animal sera proscrit (corrida notamment)

La formation professionnelle sera centrée de manière beaucoup plus sélective sur les métiers de services à la personne et de gestion de l’environnement qui sont les deux grands gisements d’emplois dans la région pour les années à venir.

Enfin, en matière budgétaire nous souhaitons diminuer l’endettement de la région et à terme stabiliser et diminuer la pression fiscale en augmentation continue depuis 20 ans. 

Posté par alrac06 à 19:20 - - Permalien [#]